Polémique de l’Aquarius : keep calm !

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Josémaria Escriva de Balaguer

Embrasons-nous !

 

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« Chemin », en un seul mot, le titre de son livre le plus connu, saint Josémaria, fondateur de l’Opus Dei, résume toute vraie spiritualité : une route, un passage, une aventure. Trop souvent encore les chrétiens estiment que la vie spirituelle est un « état statique », dans lequel on serait soit du bon côté, soit du mauvais. Il n’en est rien : toute vie spirituelle est une marche vers Dieu, et comme toute marche elle est composée d’équilibres et de déséquilibres, de consolations et de désolations, de grâces et de péchés. « Tu as l’obligation de sanctifier. — Toi aussi. Qui pense que c’est une tâche exclusivement réservée aux prêtres et aux religieux ? Le Seigneur a dit à tous, sans exception : « Soyez parfaits, comme mon Père céleste est parfait » s’exclame José Maria !

Trop souvent, les chrétiens pensent aussi que la vie spirituelle serait réservée aux consacrés, prêtres, religieux et religieuses. Or c’est un des traits marquant de la doctrine spirituelle de saint José Maria, que d’avoir insister dès les débuts sur l’universalité de ce que le Concile Vatican II, bien plus tard, appellera la « vocation universelle à la sainteté ». Il fut, en ce domaine, un précurseur, et, durant le Concile Vatican II, il se réjouit des avancées en ce domaine. Dans une lettre du 25 mai 1962, lorsque les organisateurs du concile décident de traiter de la sainteté et de l’apostolat des laïcs, il écrit aux membres de l’Opus Dei : « Si vous pouviez voir à quel point je me réjouis que le Concile en vienne à s’occuper de ces sujets qui remplissent notre vie depuis 1928 ».

José Maria souligne l’importance de la sainteté dans l’humble quotidien du chrétien, quel que soit son état de vie : « Je vous assure, mes enfants, que lorsqu’un chrétien accomplit avec amour les actions quotidiennes les moins transcendantes, ce qu’il fait déborde de transcendance divine. Voilà pourquoi je vous ai dit, répété et ressassé inlassablement, que la vocation chrétienne consiste à convertir en alexandrins la prose de chaque jour. Sur la ligne de l’horizon, mes enfants, le ciel et le terre semblent se rejoindre. Mais non, là où ils s’unissent, en réalité, c’est dans vos cœurs, lorsque vous vivez saintement la vie ordinaire ». Quel programme pour chacun de nous, si nous avions seulement le courage de nous y mettre, dès aujourd’hui ! Alors, nous pourrons, observer sa recommandation : « Embrase tous les chemins de la terre au feu du Christ que tu portes dans ton cœur « 

 

Chronique parue dans Parole et Prière, juin 2018

Ambroise-Marie Carré op

Fidélité

 

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Même si  les frères dominicains nous ont habitués, de longue date, au prestige intellectuel de leur ordre, ce n’est pas rien, pour eux, de compter deux de leurs frères parmi les membres de l’Académie française, Lacordaire le plus connu, et le père Ambroise-marie Carré, le plus récent.

Un des aspects les plus frappants de cette riche personnalité, au travers de tant et tant d’activités, souvent menées de front, est sa fidélité. Fidélité dans les amitiés, fidélité à sa Patrie (il fut grand résistant au cours du deuxième conflit mondial), fidélité à sa vocation, fidélité à son Ordre et enfin fidélité à l’Église.

A ce sujet, l’académicien René Girard, qui lui succéda sous la Coupole, écrivit dans son éloge ces lignes révélatrices :  « Pendant les années troubles, le père Carré ne fit guère parler de lui, que par ses sermons et ses livres édifiants. Cette discrétion était si rare à l’époque, qu’elle attira sur lui l’attention des catholiques lucides, inquiets pour l’avenir de leur Église. Avec le temps, la blancheur de sa robe devient emblématique de tout ce que le chaos post-conciliaire dilapidait : le sens du péché, l’engagement sans retour, l’amour du dogme catholique, le mépris des polémiques vaines. Pour s’assurer que ces vertus n’étaient pas mortes, les fidèles se tournaient volontiers vers ce bloc immaculé de marbre blanc, comme les Hébreux vers le serpent d’airain« .

Puissions-nous, à l’image du Père Carré, dans une période non moins troublée de la vie de notre Église, vivre en vérité et avec intelligence,  cette fidélité à l’Église et à notre Foi.

Vous reprendrez bien un peu de Bernardins ?

Chronique pour A la source sur KTO.TV du 12 avril 2018

 

Benoît de Menni

Cohérence de vie

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La méditation des vies des saints conduit à un constat terrible pour nos âmes chrétiennes souvent bien endormies : pas de sainteté sans contradiction sur cette terre, sans souffrance, sans persécution, sans la Croix ! Benoît de Menni n’échappe pas à cette constatation. Outre les appels de Dieu dans leur vie, tous ces saints ont à souffrir, car ils recherchent sans relâche une forte, réelle et exigeante cohérence entre leur vie quotidienne et leur Foi en Jésus-Christ.

Ainsi  Benoît de Menni, à 16 ans, préfère quitter la banque où il travaillait pour ne pas participer à des opérations qu’il réprouve. Bien souvent, dans la vie de tant et tant de catholiques français aujourd’hui, c’est ce manque de cohérence qui, non seulement les éloigne de la sainteté, mais plus grave encore, fait d’eux des contre exemples pour leurs concitoyens éloignés de la Foi ! Autre exemple de cohérence dans la vie de Benoît de Menni, sa fidélité et son obéissance au Souverain Pontife, lui qui aimait à répéter : « Ce que dit le Pape vient du Ciel« .

Alors qu’il est tout jeune prêtre, le  Père Général de l’Ordre le prend comme secrétaire, et en 1867, observant ses grandes qualités, il lui demande, en accord avec le Pape, d’aller restaurer l’Ordre hospitalier de saint Jean de Dieu en Espagne. Benoît était jeune, il n’avait que 26 ans, et ne parlait pas du tout l’espagnol, le Pape l’encouragea en lui disant : « Va en Espagne, mon fils, avec la bénédiction du ciel ; va restaurer l’Ordre à son berceau même ». Et Benoît obéit au Pape Pie IX malgré ses préventions. En 1911, le Pape le désigne comme Général de son ordre. Benoît se trouve aussitôt en butte à une contestation organisée contre lui. Il se rend à Rome pour remettre sa démission aux pieds du Saint-Père. Fixant sur lui ses yeux d’une extrême douceur, le Pape lui dit: « Voilà, Père, le moment est venu pour vous de prier et de conseiller… » Et Benoît obéit au Pape Pie X, malgré l’injustice de son sort.

Sachons tirer pour nous-mêmes les fruits de tels exemples, afin d’accepter, avec humilité, les épreuves, les incompréhensions voire même les calomnies, pour Jésus et son Église. Que saint Benoît Menni nous y aide.

 

Chronique parue dans Parole et Prière, avril 2018