Ignace de Loyola


Au combat !

 

Au combat ! Oui, car de son passé militaire, saint Ignace a conservé dans sa spiritualité et dans ses œuvres le langage, et bien souvent, la rigueur militaire ! Et sans doute en avons-nous bien besoin, nous autres catholiques occidentaux, repus et fatigués, et finalement assez amollis spirituellement… Saint Ignace nous invite à choisir notre camp, l’étendard sous lequel nous voulons servir : soit celui du Christ, soit celui de son ennemi, Satan ; soit le Royaume des cieux, soit celui du monde et de ses pompes. Oh… que ce choix nous écorche nous autres… combien nous aimerions une religion toute de compromis et de compromissions ! Et voilà que Jésus lui-même nous éclaire : « vous ne pouvez servir deux maîtres » ; « Celui qui m’aime qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ». S’il est un héritage exceptionnel de saint Ignace, c’est celui précisément du discernement : observer nos vies à la lumière du Saint-Esprit, pour déceler, dévoiler, tout ce qui nous empêche de nous donner au seul maître, Jésus. Faire surgir la Lumière de l’Esprit pour trancher les nœuds du péché, qui nous rendent esclaves du mal. Et cette étape du discernement n’est pas réservée aux jeunes gens cherchant le sens d’une éventuelle vocation religieuse ou sacerdotale. C’est chaque baptisé qui est invité à discerner, jour après jour, les signes de Dieu et sa volonté, pour mieux le suivre et lui obéir. Dans cet héritage ignaciens, les retraites spirituelles ont une place de choix. Temps de silence, de rencontre avec Dieu. Temps roboratif de remise en question. Temps qui nous ramène à une vision transcendante de nos vies. L’année 2012 s’achève, une bonne retraite selon saint Ignace ne serait-elle pas une grande grâce en 2013 ?
Publié dans Parole et Prière de décembre 2012
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