Marguerite-Marie Alacoque


Un cœur aimant à l’image du Cœur de Jésus

 

 Avec sainte Marguerite-Marie, nous accédons au Cœur très miséricordieux de Jésus. A son Sacré Cœur. En plein XVIIe siècle (rappelons-nous qu’elle transmit à Louis XIV les demandes de Jésus pour lui consacrer la France), c’est un peu comme une anticipation de toute la spiritualité de sainte Faustine sur la Miséricorde.
Et il y en avait besoin, dans une église de France qui était marquée par le jansénisme (mouvement à la fois religieux et politique, assez rigoriste dans sa vision du Salut des âmes). Aujourd’hui, et avec encore plus d’acuité au vu de l’évolution dramatique de notre société française, la dévotion au Cœur de Jésus et son développement avec celle de la Miséricorde divine, nous sont bien nécessaires. Car se plonger dans ce Cœur très aimant, c’est sûrement éviter tous les excès.
Pas « d’intégrisme » spirituel ou moral : Jésus aime à la folie chacun de ceux que nous rencontrons, à commencer par nous-mêmes. Il veut déverser sur nous les trésors de son amour. Pas de « laxisme », car ce Cœur nous invite à l’aimer, par-dessus toute chose, au-delà de tout ce que nous imaginons. Et cela est exigeant ! Ce Cœur de Jésus est notre modèle, mais ne voyons pas là une expression spirituelle doucereuse et lénifiante. Ce Cœur a été transpercé. Ultime violence, post mortem, de la Passion. De ce Cœur ont coulé du sang et de l’eau.
Nos cœurs à nous aussi, ne seront jamais aussi proches de Jésus, que s’ils acceptent d’être blessés, transpercés, par amour. Il nous en coûtera du sang (celui de nos renoncements, de nos sacrifices, de nos humiliations). Il en coulera de l’eau (de l’eau vive pour nos frères, de cette eau qui désaltère et donne la joie, de cette eau qui purifie).
Publié dans Parole et Prière de juillet 2013
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