Thomas d’Aquin

Restaurer l’intelligence et l’autorité

 

 

 

Un maître incomparable, un génie, un enseignement sans égal, voilà comment peut nous apparaître saint Thomas d’Aquin. Lors du Concile Vatican II, deux livres étaient présents pendant les discussions des pères conciliaires : la sainte Bible bien sûr et la Somme de Théologie du « Docteur angélique ». C’est dire si la pensée de Thomas d’Aquin a marqué toute la réflexion théologique, philosophique depuis le XIIIe siècle, et combien il serait illusoire en quelques lignes de la résumer !
Thomas d’Aquin est un maître en pédagogie. La construction même de la Sommeen est la preuve. Pour vous en convaincre, n’hésitez pas à écouter sur internet la remarquable conférence de François Vallançon – http://www.youtube.com/watch?v=UKFGKfrM2HY -. L’objectif de tout enseignement est de rétablir l’ordre dans le domaine de l’intelligible. Loin des thèses et des antithèses, Thomas d’Aquin propose toujours d’écouter les anciens, souvent discordants, et de les unir dans une pensée toujours novatrice, concordante et issue de la contemplation de l’unique vérité : Jésus-Christ.
De même, en philosophie politique, Thomas d’Aquin met toujours le rétablissement de l’ordre comme précepte premier pour l’autorité et donc, la vertu de justice, comme prééminente pour toute autorité, quelle qu’elle soit – autorité parentale, autorité ecclésiale, autorité politique. Toutes ont comme première finalité de rendre la justice, de sortir du chaos pour retrouver l’harmonie du cosmos, et d’entrer dans le mouvement même de l’exitusreditus : la création issue de la Trinité en mouvement pour y retourner, avec pour unique chemin : Jésus-Christ, le même hier, aujourd’hui et demain.

 

 

 Paru dans Parole et prière de décembre 2013

 

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