Simon Mpéké


Du paganisme au Christ : une vie donnée

 

 Sous le regard de Dieu il n’existe pas de hasard. Au moment où cette chronique est rédigée, voilà bien longtemps que notre revue comptait passer le mois de février 2014 en compagnie de l’abbé Simon Mpéké, l’un des huit premiers prêtres du Cameroun. Et en ce même moment, nous vivons entre crainte et espoir pour le père Georges Vandenbeusch, parti en missionnaire dans ce même pays, enlevé par des extrémistes musulmans. Quand paraîtront ces lignes, sera-t-il libéré, sera-t-il encore en captivité ? Quel que soit le cas de figure, c’est l’occasion pour nous de prier, avec Baba Simon (autre nom du père Mpéké) pour cette jeune église d’Afrique, pour tous nos frères africains, chrétiens ou non. Le parcours de Baba Simon est emblématique de cette église catholique d’Afrique. La force de ses convictions, l’attachement réel au Christ dont il est l’exemple, sont autant d’éléments frappant pour qui croise le jeune visage de l’église catholique en Afrique. Venu du paganisme, par sa vie vertueuse et sa consécration au Seigneur, il se hisse désormais sur le marchepied des bienheureux officiels de notre église universelle ! Sans rien renier de son pays, de ses attaches, au nom du Christ il s’est mis au service de ses frères camerounais. Son catholicisme lui a permis (et ce n’est pas rien quand on connaît un peu l’Afrique noire) de dépasser les clivages des clans, des tribus, de la partition nord sud. Puisant dans la spiritualité de Charles de Foucauld, il a voulu se livrer sans retour, afin d’arracher les âmes aux errements des religions traditionnelles. A sa suite prions donc de tout notre cœur (ce pourrait être une résolution de notre carême qui approche à grands pas !) pour la conversion de l’Afrique et la paix pour ses habitants.

Parue dans Parole et Prière de février 2014

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