Augustin d’Hippone

Un saint si proche de nos chemins

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Le parcours de saint Augustin possède une saveur toute contemporaine qui, malgré les dix-sept siècles qui nous séparent de lui, le rend proche de nous. Élevé dans une société « mondialisée » (l’Empire romain), une société marquée aussi par le relativisme intellectuel, d’un père païen et d’une mère chrétienne – ah… sainte Monique, modèle des parents chrétiens qui parfois se désespèrent de leurs enfants !-, Augustin va suivre les modes de son temps, vivre en concubinage -il aura même un enfant- après avoir tâté de la débauche, butiner ici et là les parfums enivrants des philosophies en vogue.

Lui-même raconte ce cheminement dans ses célèbres Confessions, et lui-même note à chaque fois : moi je ne savais pas où j’allais, mais Toi, Seigneur, à travers mes fausses routes, Tu me guidais. De déceptions en chutes, de chutes en impasses, Augustin découvre peu à peu que son cœur est insatiable et que rien en ce monde fini ne saurait combler son désir le plus profond. Rien, sauf une personne, une rencontre avec l’Infini fait homme, Jésus. Bouleversement, retournement de toute une vie : « Je t’ai aimé bien tard, beauté ancienne et toujours nouvelle, je t’ai aimé bien tard ! Tu étais au-dedans de moi-même. Et moi j’étais au-dehors de moi-même. C’était en ce dehors que je te cherchais (…). Tu étais avec moi, mais moi je n’étais pas avec toi… ».

Avec sainte Monique et saint Augustin prions pour nous-mêmes, pour tant de nos contemporains, qui vivons trop souvent à l’extérieur de nous-mêmes, cessons de nous désespérer de prendre parfois les sentiers de l’erreur, redécouvrons la Beauté et la Sagesse qui se tiennent là, cachées, au plus intime de nous-mêmes : Jésus-Christ, hier et aujourd’hui, le même pour l’éternité.

Paru dans Parole et Prière d’avril 2014
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