Je suis français

Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C’en est assez de vos violences.

Barbara – Perlimpinpin

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« Je ne suis pas Charlie » et je ne soutiendrai jamais ce journal, dont la ligne éditoriale relève, à mon sens, plus de l’abus de la liberté d’expression que de la liberté en tant que telle. Je suis pour respecter infiniment la douleur, les souffrances et les morts, surtout quand il s’agit de policiers, de gendarmes ou de militaires dans l’exercice de leurs fonctions.

Mais je refuse que des journalistes puissent être victimes de violence parce qu’ils soutiennent des combats, même si ceux-ci ne sont pas les miens, voire dirigés contre ma Foi. Pour respecter la mort des journalistes de la rédaction de Charlie-Hebdo, encore faudrait-il avoir le courage aussi de s’interroger sur les fondements de la violence qui les a tués. Et à ce sujet, si l’on aimait vraiment nos concitoyens musulmans, qui vivent des moments difficiles aussi à travers ce drame, on ne se contenterait pas d’ânonner le fameux « padamalgame ». Nos amis journalistes devraient procéder enfin à une sérieuse autocritique. Leur incapacité tragique (à quelques louables et notables exceptions près) à sortir du panurgisme idéologique « laïco-bobo-écolo-relativiste » fera d’eux (et nous venons d’en voir l’horrible et triste application) les premières victimes du nouveau totalitarisme terroriste. Les bolchéviques ne s’y étaient pas trompés, purgeant et tuant à tour de bras les « idiots utiles ». La Révolution française, en est un autre exemple, qui tel Chronos, a avalé tout cru ses premiers soutiens. Il en sera de même avec le troupeau bêlant du « padamalgame », s’il ne se réforme pas intellectuellement, et tout de suite (Cf. l’excellent article de Jean-François Kahn, « secouer les médias », dans La Revue Civique, n° 14)

C’est qu’à un moment il faut bien nommer son ennemi si l’on souhaite le combattre avec efficacité. Et notre ennemi c’est le terrorisme islamiste sous toutes ses formes. Ce terrorisme est aussi une nouvelle forme de totalitarisme ; mais nous ne pouvons pas l’étudier si nous refusons de voir ses accointances avec l’islam et le Coran. Nous ne pouvons pas aimer en vérité nos frère Français musulmans, si nous ne les aidons pas à mener une réflexion en profondeur sur le statut de la violence dans l’islam et dans le Coran. Et pas seulement une réflexion, mais une action pour fonder, enfin, en dehors des influences étrangères délétères, un islam de France, respectueux des racines chrétiennes de notre pays et de ses traditions humanistes. Ces Français musulmans existent. Or ce ne sont pas eux que l’administration et les politiques écoutent et soutiennent. Nous en payons aujourd’hui, et les Français musulmans aussi, le prix fort.
Ces lignes ne se veulent pas polémiques, même si j’ai bien conscience qu’elles pourront heurter. Elles voudraient alerter sur l’urgence de revisiter les fondements intellectuels de nos combats. On ne peut se contenter d’invoquer (au risque de les dévaluer d’ailleurs), sur le mode incantatoire, les « valeurs de la République », face des barbares totalitaristes islamistes qui n’en ont cure ! Elles sont l’expression d’un citoyen français, prêtre catholique, au service depuis dix-sept ans de son pays dans le cadre particulier des armées. Et puisque les images de ces derniers jours ont, avec horreur, fait remonter en moi, celles d’une violence inouïe, de la mort de deux de mes paras dans mes bras, sur le sol montalbanais, tués par un certain Merah, qu’il me soit permis d’achever, sur une note d’une profonde tristesse, le cœur lourd et l’âme en peine, avec les mots de Barbara et de la même chanson qu’en exergue :

Vivre passionnément,
Et ne se battre seulement
Qu’avec les feux de la tendresse
Et, riche de dépossession,
N’avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne plus parler de poésie,
Ne plus parler de poésie
Mais laisser vivre les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d’une cour aux murs gris
Où l’aube aurait enfin sa chance,
Vivre,
Vivre
Avec tendresse,
Vivre
Et donner
Avec ivresse !

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3 réflexions sur “Je suis français

  1. Globalement d'accord avec vous, en revanche, je ne partage pas « Nous ne pouvons pas aimer en vérité nos frère Français musulmans, si nous ne les aidons pas à mener une réflexion en profondeur sur le statut de la violence dans l’islam et dans le Coran. » Sur le fond, bien sûr, il faut une réflexion en profondeur, probablement au delà de l'islam et du coran mais surtout, nous devons travailler tous ensemble, sur un pied d'égalité. Il faut en terminer avec notre condescendance à l'égard de certains de nos concitoyens qui est un cancer pour notre société.

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  2. On essaie de le dire aussi depuis 3 jours, à coups de petits et grands posts. Avec le recul, tout ce que vous dites ne peut faire que l'unanimité, des français pour qui le bon sens, est du monde catholique et patriote, la chose la mieux partagée !

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