Alphonse de Liguori

Des talents pour Dieu

 

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Un jeune noble napolitain, doué, fortuné, et promis à un avenir mondain et brillant. Voilà la première image qui nous apparaît de saint Alphonse de Liguori. Une grande déception -le jeune avocat perd pour la première fois un procès, dans des conditions iniques- et voilà le moyen dont Dieu se sert pour amener Alphonse vers sa vraie vocation : la prêtrise. Non sans mal, puisque son père commencera par s’y opposer avec force. Oui, contrairement à une idée trop souvent développée, même chez les catholiques, on ne devient pas prêtre parce qu’on n’aurait pas été capable de faire autre chose, ou parce que l’on serait un médiocre autrement…

Dieu veut aussi les meilleurs à son service. Combien de vocations aujourd’hui contrariées, car des familles, même chrétiennes, estiment que cette « profession » n’est pas assez honorable – voire pire, rentable – ? Combien de parents ne formulent-ils pas, à l’image du père de notre saint, cette prière inavouée : que mon fils, qui réussit si bien ses études, ne devienne surtout pas prêtre ?

Il faudra à Alphonse de Liguori abandonner entre les mains de Dieu, les talents que le Créateur avait disposés en lui. Et quels talents !  Homme de littérature, de musique, d’art, moraliste, prédicateur, fondateur… Toute la palette du jeune napolitain se trouve ainsi au service de Dieu, de l’Eglise et des pauvres. Et parmi ces œuvres, notons en particulier dans une époque marquée par le jansénisme, son oeuvre morale, qui lui vaudra de devenir saint patron des confesseurs. Une pensée riche et profonde qui veut d’abord appliquer la miséricorde de Dieu aux âmes pécheresses, et sa bonté par un accompagnement plein de douceur et de charité.

Demandons par l’intercession de saint Alphonse des prêtres « brillants » et des confesseurs plein de zèle et de patience !

Chronique parue dans Parole et Prière, mars 2015

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