Bx Alvaro del Portillo (1904+1994)

La sainteté dans l’ordinaire

 

 

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La vie de Mgr Alvaro del Portillo est tout entière dédiée au service de la sainte Eglise. Né dans une famille profondément catholique, après de solides études profanes, il se rapproche du fondateur de l’Opus Dei, saint Josemaria Escriva de Balaguer, dont il suit les enseignements. Devenu prêtre en 1944, il emménage en 1946 avec le fondateur à Rome. Là, il sera le plus proche collaborateur d’Escriva de Balaguer et deviendra en même temps consulteurs dans de nombreuses congrégations romaines à la demande des Papes. Voilà deux traits de sa vie que nous pourrions méditer pour notre édification. D’abord ce  choix d’un homme libre, de se mettre au service et à l’écoute d’un autre homme, pour le service de Dieu. Illustration parfaite d’un  titre d’un célèbre livre du Père Jérôme de Sept-Fons : L’art d’être disciple. Un prêtre irlandais dira de lui : « En percevant sa présence aimable et discrète aux côtés de la dynamique figure de Mgr Escriva, je pensais à la modestie de saint Joseph« . Il y a là, sans doute, une leçon pour nous tous : savoir trouver de bons maîtres pour nos vies chrétiennes et surtout avoir le courage de les suivre avec l’humilité du disciple.

C’est tout naturellement qu’à la mort du fondateur de l’Opus Dei, Alvaro del Portillo est élu à la tête de l’Œuvre, et il y restera jusqu’à sa mort. Il chercha toujours à travers une prédication active sur tous les continents à reprendre le thème essentiel du fondateur : inscrire pour chaque baptisé la sainteté dans l’ordinaire de sa vie quotidienne. Il y ajouta un profond amour du sacerdoce et de la formation sacerdotale. Il écrivait à égard ce rappel: « le sacerdoce n’est pas une carrière, mais un don généreux, total, sans calculs ni limites, pour être semeurs de paix et de joie dans le monde et pour ouvrir les portes du Ciel à ceux qui profitent de ce service et de ce ministère« . Comme lui, ayons le soucis du sacerdoce catholique, et prions pour que les prêtres restent bien fidèles à cette sublime vocation.

Chronique parue dans Parole et Prière, novembre 2016

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