Les prêtres sont des hommes, pas des anges !

Publicités

Saint Joseph

Etre père aujourd’hui

 

 

Afficher l'image d'origine

Etre père ! Voilà aujourd’hui une aventure ! Et se reconnaître fils, ne l’est pas moins, tant la paternité s’est diluée, transformée, au point d’en être presque anéantie dans notre société. C’est pour cela sans doute que la figure de saint Joseph, après une période flamboyante, semble parfois désuète. Car son premier titre de gloire n’est-il pas d’être le père humain de notre Seigneur Jésus ? C’est ce qu’écrivait le pape Léon XIII : « Les raisons et les motifs spéciaux pour lesquels saint Joseph est nommément patron de l’Eglise et qui font que l’Eglise espère beaucoup, en retour, de sa protection et de son patronage, sont que Joseph fut l’époux de Marie et qu’il fut réputé le père de Jésus-Christ. De là ont découlé sa dignité, sa faveur, sa sainteté, sa gloire.« 

Face à la systématique déconstruction moderne de toute autorité, à commencer la paternelle, comme il est bon d’entendre encore Léon XIII : « De cette double dignité découlaient d’elles-mêmes les charges que la nature impose aux pères de famille, de telle sorte que Joseph était le gardien, l’administrateur et le défenseur légitime et naturel de la maison divine dont il était le chef. » Gardien, administrateur, défenseur, chef ! Pas sûr que ce discours plaise aujourd’hui… C’est pourtant bien là le rôle de tout père : père naturel, père spirituel, père d’une paroisse, père évêque, père abbé… que sais-je, mais père !

« Saint Joseph obéit aux anges ; il obéit aux hommes, du moins à ceux qui sont accrédités pour parler de la part de Dieu et il nous donne ainsi un grand exemple de l’Autorité. Son obéissance est rapide. Il part en pleine nuit, aussitôt qu’il le faut. Il ne se fait pas répéter l’ordre deux fois. Puisque Dieu veut qu’il en soit ainsi, cela suffit. » [Mgr Martin, archevêque de Rouen, 1954].

Que l’exemple de saint Joseph aide ceux qui doivent être père à l’être vraiment, sans démission. C’est une urgence dans notre monde. Et merci alors au Saint-Père de l’exemple quotidien qu’il nous en donne.

 

paru dans la revue Parole et Prière, mars 2013

Un exemple pour les éducateurs

Saint Jean Bosco

Saint Jean Bosco nous accompagne en ce mois d’août. Voilà un choix doublement heureux. D’abord à cause de l’actualité des affaires de pédophilie qui entachent l’église catholique de France. Or Jean Bosco est un modèle d’éducateur et démontre que l’on peut être prêtre, consacré au Seigneur dans le célibat, et œuvrer toute sa vie dans la proximité et en faveur de jeunes gens. Allons plus loin, Don Bosco fut même un précurseur en ce domaine, et d’influents politiques italiens, plutôt hostiles à cette époque à la religion, seront de fervents défenseurs de Jean Bosco, de ses œuvres et de ses intuitions pour l’éducation de la jeunesse. Don Bosco n’est pas le seul, mais sa personnalité, son engagement particulier en faveur des enfants et des adolescents, en font un modèle éminent pour tous les éducateurs chrétiens, et de manière spécifique pour les prêtres. En contrepoint, sa passion pour les jeunes âmes, son dévouement pour les amener à la vertu et à l’amour du Christ, nous démontrent, s’il le fallait, l’horreur criminelle commise par ces consacrés dévoyés qui cherchent à abuser des jeunes âmes, en se parant de l’autorité morale que leur confère le sacerdoce. Que la prière de Don Bosco vienne réconforter tous ceux qui cherchent, avec un vrai zèle apostolique, à éduquer les jeunes et à les conduire vers la Foi.

Cette éducation revient en premier lieu aux parents. C’est notre deuxième raison de réjouissance. En cette période estivale, combien de parents s’arrachent les cheveux avec leurs enfants, pour maintenir une vraie vie de Foi, malgré toutes les tentations propres au temps des vacances. Le bréviaire offre, chaque année pour la fête de Don Bosco, une magistrale lettre de lui, écrite à ses confrères.  » Il est toujours plus facile de s’irriter que de patienter, de menacer un enfant que de le persuader ! Je dirai même qu’il est plus facile pour notre impatience et pour notre orgueil, de châtier les récalcitrants, que de les former en les supportant (…) Dans les cas très graves, il vaut mieux vous recommander à Dieu, lui adresser un acte d’humilité, que de vous laisser aller à un ouragan de paroles qui ne font que du mal à ceux qui les entendent, et d’autre part ne procurent aucun bénéfice à ceux qui les méritent ».  Que la prière de saint Jean Bosco vienne en aide à tous les parents chrétiens en ces temps de vacances !

 

article paru dans la revue mensuelle Parole et Prières