Une usine à fabriquer des saints !

 

Entretien sur le livre La sainteté de A à ZDopez votre spiritualité, avec Jean-Pierre Maugendre pour « TV-Libertés »

 

 

Liens :

https://www.editionsartege.fr/livre/fiche/la-saintete-de-a-a-z-9791033607953

https://www.tvlibertes.com/

 

 

 

 

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Les saints anges

Faire aimer Dieu

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Comme il est curieux de noter combien , ces dernières années, le monde s’est préoccupé des anges, pendant que chez nombre de catholiques, la foi en leur existence allait s’affaiblissant. Et que dire de la prière d’intercession envers eux ! Pourtant, en professant le credo, nous proclamons bien un Dieu « Créateur du monde visible et invisible ». En lisant la Bible, nous rencontrons les anges sans cesse. La liturgie de l’Eglise leur fait référence en permanence et leur dédie une fête spéciale pour les Anges Gardiens, et une pour les trois Archanges, Michel, Gabriel et Raphaël.

Le catéchisme de l’Eglise catholique nous rappelle qu’il s’agit d’une vérité de foi. Dieu a voulu ces êtres, purs esprits, pour peupler le monde invisible, pour Lui rendre gloire, pour chanter ses louanges et se réjouir de sa grandeur ; pour servir de messagers et de serviteurs entre le monde invisible et notre monde visible, comme le montre si bien l’art de la Contre-Réforme – voyez ces anges de pierre qui montent et descendent dans la basilique Saint-Pierre de Rome. A l’existence des anges, vient se joindre une deuxième vérité, c’est la chute, attestée par la Parole de Dieu, d’un grand nombre d’entre eux à la suite du premier de tous, Lucifer, dans une révolte infernale contre le Créateur. Soyons donc bien prudents quant aux esprits qui s’agitent dans les sphères étroites qui partage le visible de l’invisible. Saint Ignace de Loyola a donné l’une des meilleures méthodes de discernement, pour savoir si les inspirations que nous ressentons viennent de bons ou mauvais esprits.

Dans le courant de ce mois d’octobre, pourquoi n’en profiterions-nous pas  pour raviver en nous notre reconnaissance pour cet Ange Gardien que le Seigneur a placé près de nous, afin de nous guider vers son Royaume ? Nous pourrions songer à le prier quotidiennement. Il est pour nous un intercesseur majeur entre Ciel et terre – le saint pape Jean XXIII et tant d’autres saints ont témoigné des grâces reçues par l’intermédiaire de leur ange gardien. Dans ces temps de combats spirituels, où le monde occidental en particulier, semble être sous de bien sombres influences, renouvelons notre confiance envers le Prince de la Milice céleste, comme l’avait demandé Jean-Paul II, lors d’un angélus dominical, en reprenant la prière dite de Léon XIII : « Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat […] et précipitez en enfer Satan et les esprits mauvais qui errent dans le monde pour la perte des âmes.« 

Chronique parue dans Parole et Prière, octobre 2010

Jean XXIII

L’héroïsme de la charité au quotidien

Un livre entier, écrit par Henri Fesquet, a été consacré aux fioretti du bon pape Jean. Une des anecdotes les plus touchantes – et Dieu sait qu’elles sont nombreuses – est celle où Jean XXIII, à peine élu pape, découvre le Cardinal Secrétaire d’État en train de brûler, dans la hâte, tous les rapports très défavorables qui avaient été écrits au long de sa carrière sur le diplomate Roncalli ! Or Jean XXIII n’en prit aucun ombrage et cela le fit même sourire. Il savait à quel point il avait été peu apprécié de ses supérieurs  -bonne leçon pour nous autres qui, trop souvent, cherchons sans cesse l’approbation de ceux-ci-.
La lecture de son Journal d’une âme nous fait découvrir un homme, doté d’un grand sens de l’humour, mais surtout d’une indulgence, alliée à une solide charité. Qu’on ne s’y trompe pas, si tout cela reposait sur des qualités innées, ce fut aussi un long et patient travail de toute une vie sur lui-même. Ainsi écrit-il : « (je dois) m’efforcer de prier spécialement pour ceux qui me font souffrir ; et puis en toute chose une grande bonté, une patience sans limite, en me souvenant que tout autre sentiment n’est pas conforme à l’esprit de l’Évangile et de la perfection évangélique. »
Bien des remarques de ce grand serviteur de l’Église pourraient nous servir au quotidien à nous fixer quelque effort pour notre vie chrétienne. Il considérait ainsi que n’être pas capable de se rappeler le nom d’une personne (même vingt ans après) relevait d’un vrai manque à la charité ! Et pour lui, ce chemin de l’amour vrai du prochain est rude et ardu. Ne va-t-il pas jusqu’à s’exclamer : « Je me laisserai écraser, mais je veux être patient et bon jusqu’à l’héroïsme ». Vaste programme. Soyons héroïques.

 

Paru dans Parole et Prière de juin 2014