Benoît de Menni

Cohérence de vie

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La méditation des vies des saints conduit à un constat terrible pour nos âmes chrétiennes souvent bien endormies : pas de sainteté sans contradiction sur cette terre, sans souffrance, sans persécution, sans la Croix ! Benoît de Menni n’échappe pas à cette constatation. Outre les appels de Dieu dans leur vie, tous ces saints ont à souffrir, car ils recherchent sans relâche une forte, réelle et exigeante cohérence entre leur vie quotidienne et leur Foi en Jésus-Christ.

Ainsi  Benoît de Menni, à 16 ans, préfère quitter la banque où il travaillait pour ne pas participer à des opérations qu’il réprouve. Bien souvent, dans la vie de tant et tant de catholiques français aujourd’hui, c’est ce manque de cohérence qui, non seulement les éloigne de la sainteté, mais plus grave encore, fait d’eux des contre exemples pour leurs concitoyens éloignés de la Foi ! Autre exemple de cohérence dans la vie de Benoît de Menni, sa fidélité et son obéissance au Souverain Pontife, lui qui aimait à répéter : « Ce que dit le Pape vient du Ciel« .

Alors qu’il est tout jeune prêtre, le  Père Général de l’Ordre le prend comme secrétaire, et en 1867, observant ses grandes qualités, il lui demande, en accord avec le Pape, d’aller restaurer l’Ordre hospitalier de saint Jean de Dieu en Espagne. Benoît était jeune, il n’avait que 26 ans, et ne parlait pas du tout l’espagnol, le Pape l’encouragea en lui disant : « Va en Espagne, mon fils, avec la bénédiction du ciel ; va restaurer l’Ordre à son berceau même ». Et Benoît obéit au Pape Pie IX malgré ses préventions. En 1911, le Pape le désigne comme Général de son ordre. Benoît se trouve aussitôt en butte à une contestation organisée contre lui. Il se rend à Rome pour remettre sa démission aux pieds du Saint-Père. Fixant sur lui ses yeux d’une extrême douceur, le Pape lui dit: « Voilà, Père, le moment est venu pour vous de prier et de conseiller… » Et Benoît obéit au Pape Pie X, malgré l’injustice de son sort.

Sachons tirer pour nous-mêmes les fruits de tels exemples, afin d’accepter, avec humilité, les épreuves, les incompréhensions voire même les calomnies, pour Jésus et son Église. Que saint Benoît Menni nous y aide.

 

Chronique parue dans Parole et Prière, avril 2018

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Cuisine…

20171111_101420.jpgAvec ce temps gris et automnal, rien de tel que de se mettre aux fourneaux. Proposition : un velouté de butternut  – en bon français de doubeurre – façon princesse Caroline.

Nous aurons besoin d’une belle butternut, d’une orange à jus, de 5 ou 6 gousses d’ail et de gingembre frais ; mais de bouillon de poule, de beurre, de crème fraîche, de sel et de poivre.

Dans un premier temps, ôter les bouts de la butternut et retirer de la partie inférieure tous les pépins avec une cuillère à soupe. Éplucher les gousses d’ail et les mettre dans la cavité à la place des pépins. Envelopper la butternut de papier aluminium. Enfourner à four 180° pendant 1 heure.

Une fois que la butternut est refroidie, récupérer la chair et la couper en petits morceaux dans une casserole, avec les gousses d’ail, et environ 100 grammes de beurre. Y ajouter le jus d’une orange et un  morceaux de gingembre frais, épluché et coupé en morceau (quantité selon le goût désiré). Faire revenir environs 10 minutes, puis mouiller peu à peu avec du bouillon de poule, afin d’obtenir une consistance liquide et crémeuse.  Revenir à ébullition et laisser cuire environ dix minutes encore, puis passer au mixeur.

Au moment de servir ajouter éventuellement un trait de bonne crème fraîche et quelques petits morceaux de poitrine fumée revenus.

Un exemple pour les éducateurs

Saint Jean Bosco

Saint Jean Bosco nous accompagne en ce mois d’août. Voilà un choix doublement heureux. D’abord à cause de l’actualité des affaires de pédophilie qui entachent l’église catholique de France. Or Jean Bosco est un modèle d’éducateur et démontre que l’on peut être prêtre, consacré au Seigneur dans le célibat, et œuvrer toute sa vie dans la proximité et en faveur de jeunes gens. Allons plus loin, Don Bosco fut même un précurseur en ce domaine, et d’influents politiques italiens, plutôt hostiles à cette époque à la religion, seront de fervents défenseurs de Jean Bosco, de ses œuvres et de ses intuitions pour l’éducation de la jeunesse. Don Bosco n’est pas le seul, mais sa personnalité, son engagement particulier en faveur des enfants et des adolescents, en font un modèle éminent pour tous les éducateurs chrétiens, et de manière spécifique pour les prêtres. En contrepoint, sa passion pour les jeunes âmes, son dévouement pour les amener à la vertu et à l’amour du Christ, nous démontrent, s’il le fallait, l’horreur criminelle commise par ces consacrés dévoyés qui cherchent à abuser des jeunes âmes, en se parant de l’autorité morale que leur confère le sacerdoce. Que la prière de Don Bosco vienne réconforter tous ceux qui cherchent, avec un vrai zèle apostolique, à éduquer les jeunes et à les conduire vers la Foi.

Cette éducation revient en premier lieu aux parents. C’est notre deuxième raison de réjouissance. En cette période estivale, combien de parents s’arrachent les cheveux avec leurs enfants, pour maintenir une vraie vie de Foi, malgré toutes les tentations propres au temps des vacances. Le bréviaire offre, chaque année pour la fête de Don Bosco, une magistrale lettre de lui, écrite à ses confrères.  » Il est toujours plus facile de s’irriter que de patienter, de menacer un enfant que de le persuader ! Je dirai même qu’il est plus facile pour notre impatience et pour notre orgueil, de châtier les récalcitrants, que de les former en les supportant (…) Dans les cas très graves, il vaut mieux vous recommander à Dieu, lui adresser un acte d’humilité, que de vous laisser aller à un ouragan de paroles qui ne font que du mal à ceux qui les entendent, et d’autre part ne procurent aucun bénéfice à ceux qui les méritent ».  Que la prière de saint Jean Bosco vienne en aide à tous les parents chrétiens en ces temps de vacances !

 

article paru dans la revue mensuelle Parole et Prières

Modèle pour les prêtres

Saint Jean-Marie Vianney

L’anecdote est réelle et se déroule dans les années 1980. Des fidèles scandalisés par les comportements de certains de leurs prêtres, s’en ouvrent à leur cardinal archevêque, et finissent leur discours en prenant l’exemple du saint curé d’Ars pour montrer à quel point leurs pasteurs s’en éloignaient. La réponse du cardinal fuse : « oh vous savez, le Curé d’Ars, c’était pour le XIXe siècle ! »

Quelques jours seulement après, le Pape Jean Paul II publiait sa lettre du jeudi saint, toute centrée sur la figure du… Curé d’Ars, modèle toujours actuel pour les prêtres de notre temps ! « Nous avons plus que jamais besoin de son témoignage, de son intercession, pour affronter les situations de notre temps où, malgré un certain nombre de signes d’espérance, l’évangélisation est contrariée par une laïcisation croissante, où l’on néglige l’ascèse surnaturelle, où beaucoup perdent de vue les perspectives du Royaume de Dieu, où souvent, même dans la pastorale, on se préoccupe trop exclusivement de l’aspect social, des objectifs temporels. » (Jean-Paul II, Lettre aux prêtres, jeudi saint 1986).

En méditant la vie de Jean-Marie Vianney, chaque prêtre peut trouver des raisons d’espérer et de progresser ; chaque fidèle des motifs pour s’émerveiller de la grandeur du sacerdoce catholique et pour prier en faveur de ceux qui en sont porteurs, ô combien fragiles dans leur humanité. « Saint Jean-Marie Vianney apporte une réponse éloquente à certaines remises en question de l’identité du prêtre (…) Le prêtre trouve toujours, et de façon immuable, la source de son identité dans le Christ Prêtre. Ce n’est pas le monde qui fixe son statut, au gré des besoins ou des conceptions des rôles sociaux. Le prêtre est marqué du sceau du sacerdoce du Christ, pour participer à sa fonction d’unique Médiateur et Rédempteur. Alors, à cause de ce lien fondamental, s’ouvre au prêtre le champ immense du service des âmes, pour leur salut dans le Christ et dans l’Église. » (op.cit.)