La dimension spirituelle dans le métier des armes

Ce texte a été écrit pour le livre de Matthieu DEBAS, Du sabre à l’esprit, Arts martiaux et Art de la guerre,  éd. JPO, 2017.

20170722_153627La réduction du militaire à un simple « technicien de la chose armée » m’a toujours paru dangereuse, depuis vingt ans bientôt que je côtoie mes frères d’armes, en France et sur tous les théâtres d’opérations où notre Patrie a engagé ses armées[1]. Cette problématique a trouvé pour moi deux échos particuliers. Lors de mon passage comme aumônier aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, où,le risque que cette « philosophie » soit le soubassement à la formation des élèves officiers devait être conjuré par une solide formation éthique et la présence des aumôniers militaires.  Dans mes propres recherches, depuis 2006, en lien avec mon ami, médecin militaire, le docteur Gérard Chaput – recherches reprises ensuite à l’Ecole de Guerre avec mon frère aujourd’hui chef de corps d’un régiment de l’armée de terre – pour tenter de déterminer des chemins de préparation spécifique aux difficultés rencontrées aujourd’hui par les « guerriers » dans nos sociétés post-modernes[2]. Notre société occidentale, française en particulier, a évacué de son champ de vision la dimension transcendante. Quels que soient les domaines, elle nous a plongés dans une idéologie matérialiste, consumériste et athée, dont les générations plus jeunes – post 68 –  perçoivent désormais non seulement les limites, mais même les dangers. Elle fragilise ceux dont le métier est de côtoyer la mort, de la donner ou de la recevoir, dans une situation de « non sens » toujours périlleuse pour leur équilibre psychique et humain.

 

Résultat de recherche d'images pour "kosovo 3e rpima"1999. Nous venons avec le 3e RPIMa[3] d’entrer au Kosovo, dans un pays ravagé par la guerre et les violences ethniques. C’est l’été et, comme tous les dimanches, je me rends dans l’une des compagnies de combat. Je célèbre la messe, dehors, face à un paysage magnifique dessiné par les montagnes serbes. Seule une petite minorité de paras est venue y participer. A la fin, pendant que je range mon matériel liturgique de campagne, j’entends la conversation suivante, tenue par deux paras, adossés à un VLRA, et qui n’avaient pas assisté à l’office religieux :

– Tu as vu la tête de ceux qui sont allés à la messe ?

– Non ! Pourquoi ?

– Ben ils avaient l’air complètement calmes et heureux. C’est dingue. Le padre il met du LSD dans les hosties du crois ?

La même année. Même lieu. Un jeune para est très grièvement blessé par balle. Je rejoins sa section aussitôt et reste avec ses camarades. Son pronostic vital est en jeu, alors qu’il est évacué vers Mitrovica puis vers la France. Le lendemain, je propose à ceux qui le souhaitent que nous priions pour lui au cours de la messe. La section au grand complet – alors qu’il s’y trouvent une majorité d’incroyants et même des musulmans – vient assister à la messe.

Pour avoir accompagné dans la mort dix de mes camarades décédés en Afghanistan, annoncé leur décès à leurs proches, suivi leurs familles dans le douloureux processus de deuil, il m’est facile de témoigner que, quel que soit le niveau de croyance ou d’incroyance, ce sont des moments où la présence de l’homme de Dieu se révèle indispensable. Plongés dans l’horreur de la mort, camarades et proches, sentent confusément « qu’on ne peut pas en rester là », qu’il doit y avoir une espérance. Je me souviens si bien d’une épouse – non baptisée et incroyante – d’un de ceux-là, auprès de laquelle j’avais évoqué notre espérance chrétienne d’une vie au-delà de la mort, sans que cela semble la toucher vraiment. Et voilà… nous nous trouvons dans la grande cours d’honneur des Invalides, accueillant le corps de son mari qui arrivait d’Afghanistan. Elle se tient là, menue et courageuse, avec ses trois enfants orphelins désormais, encadrés par les plus hautes autorités militaires françaises. Soudain elle se retourne, les yeux brillants : « Padre, padre, il faut que je vous dise quelque chose ». Je me penche vers elle, et elle me souffle : « Vous aviez raison, il est là, il est vivant et je le sais ».

 

Résultat de recherche d'images pour "groupement commando parachutiste"Il me serait loisible d’évoquer ainsi un très grand nombre d’anecdotes, allant toutes dans le même sens. Qu’on me permette d’en citer une dernière. Il s’agit de la réaction d’un adjudant, au terme d’une belle carrière, presque exclusivement vécue comme commando-parachutiste. Nous sommes au terme d’une journée de formation sur la prévention du trauma psychique de guerre, organisée en pleine OPEX « Licorne », en Côte d’Ivoire, avec mon ami le docteur Chaput, au profit du GCP[4] . Et voici son témoignage : « Le sujet qui m’a le plus interpellé, et sur lequel bien des éléments de réponse ou même de réflexion me manquaient, concernait la mort. Bête noire de mes pensées, elle était le sujet tabou qui m’a souvent préoccupé l’esprit, voire même rendu insomniaque ! Il est bien dommage dans une carrière de soldat d’attendre si longtemps pour que nous soit offert une telle chance. Depuis ce jour, je m’endors plus facilement ; certaines de mes pensées qui me tourmentaient disparaissent de mon esprit presque aussi vite qu’elles arrivent ; certaines de mes réactions s’en trouvent apaisées, voire plus réfléchies […] Apprendre à mieux se connaître, donc à se définir, permet à un soldat digne de ce nom de mieux définir ces réalités et, pourquoi pas, le sens de sa vie.« 

 

De mon expérience d’aumônier militaire, au bout de vingt ans, je retiens que plus encore que les autres, les combattants ont besoin de mettre du sens dans leur action. Plus que les autres, car confrontés au mystère du mal et de la violence, ils requièrent une formation spécifique qui ne soit pas que technique, mais qui prenne en compte l’intégralité de la personne humaine :  corps-esprit-âme ou sarx, soma, psychè. Tout ce qui peut concourir à cette prise de conscience est de nature à renforcer les capacités de résistance du combattant. Ce qui est vrai pour lui, l’est bien sûr pour tous les individus de notre société touchée durablement par des antagonismes internes et l’horreur du terrorisme. Aujourd’hui, plus qu’hier, les risques de mourir existent, mais plus encore ceux de perdre son âme. Une vie spirituelle – au sens large – et/ou religieuse, ancrée dans le nécessaire silence intérieur, dans un dialogue des profondeurs avec la conscience ouverte, s’il se peut sur l’Absolu – qui est Dieu -, viendront forger des hommes et des femmes dignes et résistants. Le combattant devient ainsi, selon les grandes traditions des arts martiaux, mais aussi de la chevalerie et de la noblesse, un porteur de sens, un témoin éthique. Car c’est l’esprit qui permet de (con)vaincre l’ennemi plus que l’arme elle-même.

 

[1] Cf. le livre écrit en collaboration avec Guillaume ZELLER, Un prêtre à la guerre, Tallandier, 2013.

[2] Cf. le livre écrit en collaboration avec Gérard CHAPUT et Guillaume VENARD, La densification de l’être – se préparer aux situations difficiles, Prividef, 2014.

[3] 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine. Régiment créé par Bigeard et stationnant à Carcassonne.

[4] Groupement des Commandos Parachutistes

Eglise et terrorisme

Se préparer à mourir demain

 

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Conférence donnée dans le cadre du colloque de l’Aide à l’Eglise en Détresse – Paris – 3 décembre 2016

Ce n’est pas un thème facile à aborder dans notre société qui a fait du sujet de la mort l’ultime tabou, dont on ne parle jamais et que l’on cache. Mes fonctions d’aumônier militaire m’ont amené à la côtoyer, et à la regarder en face. Ainsi, le 15 mars 2012, deux de mes parachutistes sont morts dans mes bras, mortellement touchés par Mohammed Merah. La guerre dans laquelle notre pays est plongé désormais date de cet événement-là. Car nous sommes effectivement dans une guerre, même si, comme l’ont dit différents intervenants, c’est une guerre très particulière qui nous touche sur notre territoire national. La mort, je l’ai côtoyée aussi en opération, je l’ai vu parfois droit dans les yeux. J’ai ainsi le souvenir très précis en Côte d’Ivoire d’avoir été pris sous le feu dans une embuscade montée par des rebelles à la sortie de Bouaké, ou encore ce tir de roquette sur le pont de Mitrovica au Kosovo, parti du côté albanais vers le côté serbe. La mort aussi, c’est celle que vous côtoyez quand vous accompagnez, ce qui a été mon cas, dix de vos camarades décédés en Afghanistan, pour des raisons dont, comme le rappelait précédemment Mgr Ravel, on peut encore parfois se demander la justification la plus profonde. La mort, c’est quand vous accompagnez une maman, une  veuve, des enfants, devant le cercueil de leur mari, de leur papa, de leur fils, qu’ils n’ont pas vu depuis plusieurs mois et qu’ils retrouvent mort.

Dans le conflit dans lequel nous sommes installés, nous allons tous, plus ou moins, individuellement et collectivement être confrontés à cette question de la mort. Cette guerre n’est pas qu’une guerre d’armes contre armes, elle n’est pas seulement une guerre avec une volonté de conquête… ou s’il y a une conquête, c’est d’abord une conquête des esprits. C’est une guerre idéologique, de colonisation des esprits. Je ne traiterai pas ici de notre autre ennemi idéologique qu’on retrouve sous différents noms : laïcisme, matérialisme, consumérisme…mais celui qui nous intéresse, est l’idéologie islamiste.

La question première que nous envoient cette guerre et notre ennemi, c’est le profond mépris qu’il a pour nous. Car nous ne savons plus, pour quoi et pour qui, nous voulons nous battre. Pour avoir côtoyé de nombreux musulmans dans des pays en guerre, et encore récemment au Liban et au Mali, pour essayer d’appréhender un peu ce qui peut animer l’âme de l’islam (et là, je ne dis pas islamiste), il faut comprendre qu’ils ont pour nous, chrétiens occidentaux, (car ils nous considèrent tous comme chrétiens ; l’homme politique français, aussi athée qu’il puisse être, est considéré comme chrétien, comme un chef de croisés), un profond mépris à cause de la décadence de notre société, et encore plus, si nous nous annonçons comme laïc et comme athée, nous sommes considérés alors comme moins qu’un chien …parce qu’au moins le chien, s’il ne peut pas honorer Allah, c’est parce qu’il n’est qu’un chien. Le musulman est prêt à donner sa vie pour sa foi. Mais nous Occidentaux ?

Cette question de la mort qu’on m’a demandé de développer, est centrale. Elle nous ramène à la question essentielle de chacune de nos vies. Car vie et mort sont intimement liées. Est-ce que je suis prêt à risquer ma vie pour quelqu’un? Pour quelque chose? Or notre ennemi, lui, sent bien que nous ne sommes pas très fermes sur cette question-là. Il y aurait beaucoup de lectures sur ce sujet à vous conseiller. Par exemple le livre La bataille de Falloujah de David Bellavia, écrit officiellement par un sergent-chef de l’armée américaine (vraisemblablement c’est plutôt un collectif), à partir de faits réel. A un moment donné, pendant cette bataille de Falloujah, les combattants américains sont terrifiés par leurs ennemis musulmans. Pourquoi? Car l’ennemi est capable de se relever trois fois, quatre fois, alors qu’il a été atteint par les balles, en criant Allah wa kbar, et en continuant à venir à l’attaque des Américains pourtant lourdement plus armées. Alors, se mettent à circuler dans le rang de l’armée américaine des tas d’idées folles – parce quand on est dans le vide spirituel, c’est la place pour tout et n’importe quoi. Les soldats  américains pensent que les soldats qu’ils ont en face d’eux ont des pouvoirs spirituels qui leur permettent de vivre cela. Nous savons en fait que c’est lié en grande partie à l’usage de certaines drogues utilisées par les combattants dans l’islam. Mais, c’est aussi la conséquence de la conviction très forte pour les musulmans y compris pour les djihadistes, d’œuvrer pour une cause, pour Dieu, pour obtenir le paradis. On peut toujours trouver que le paradis d’Allah n’est pas le nôtre, et je le crois en effet en voyant les descriptions qu’en donne le Coran, mais ils se battent pour quelque chose. Cela nous renvoie à cette question du sens, qui, comme aumônier militaire, est prégnante à tous les instants, que ce soit comme je l’étais autrefois avec les parachutistes sur tous les théâtres d’opération, ou aujourd’hui sur le théâtre national auprès des gendarmes puisque je suis devenu aumônier d’une région de gendarmerie. Pourquoi nous battons nous ?

Cette question qui se pose à nous, comme chrétiens nous avons des éléments de réponses, et nous avons à nous engager pour les aborder. Quand on est placé face à la mort avec ses camarades soldats, croyez-moi, la première explication qu’ils attendent, ce n’est pas forcement qu’on sorte un crucifix et qu’on leur dise: « Crois en Dieu, et tu iras beaucoup mieux ». Ce serait souvent odieux. En en tout état de cause, nous sommes d’abord là pour rappeler que le soldat qui meurt pour sa Patrie est dépassé par une transcendance, parce qu’il s’est mis au service du bien commun. Comme prêtre catholique, je suis persuadée que, même si ce soldat ne menait peut-être pas une vie profondément chrétienne et catholique, son ultime sacrifice a du sens aux yeux de Dieu, d’un Dieu, qui a accepté que son propre Fils se sacrifie pour nous ; ce Jésus, l’Innocent sacrifié, c’était Dieu qui acceptait de porter en lui toutes les souffrances de l’humanité. Chacun d’entre nous, à chaque fois qu’il accepte cet esprit de sacrifice  – je pense particulièrement à mes soldats mais aussi à nos frères chrétiens d’Orient qui eux-mêmes vivent beaucoup de sacrifices, et y compris le sacrifice de la mort – peut s’associer au sacrifice du Christ et y trouver un sens ultime à sa vie. Trop souvent cela nous paraît absurde à nous Occidentaux qui avons perdu ce sens de la transcendance. Pourtant, tous ces sacrifices ont un sens, si on les met sous le regard de la Croix. Cela n’empêche pas la souffrance. Ni parfois l’absurdité de la violence qui peut surgir du cœur de l’homme, mais cela donne un sens, une espérance et aussi une manière de nous booster, de nous situer face à la mort et face à la violence. Et en général, à ce moment-là, on en retire beaucoup d’humilité. Parce que cette espérance que nous donne le Christ, cette confiance que nous donne la contemplation de la Croix et de la souffrance de l’innocent, ne nous empêche pas d’être en même temps profondément touchés et émus, comme j’ai pu l’être devant la mort de mes camarades, comme je reste encore aujourd’hui profondément touché et meurtri dans ma chair d’avoir recueilli le souffle d’Abel Chennouf et son camarade Mohamed Legouad tués par Merah. Jésus lui-même a pleuré devant la mort et Dieu a le cœur qui se sert devant la souffrance humaine.

Ce qui nous manque le plus, à nous chrétiens d’Occident, à nous Occidentaux en général, à nous Français, c’est véritablement de découvrir ce sens de la transcendance. Dans le fond de nous poser cette question, aujourd’hui: pour qui, pour quoi, suis-je prêt à mourir? Et cela ne dépend pas de décision politique… Ça dépend d’abord de nous. L’État aujourd’hui, – je  suis au service de l’Eglise avant tout mais aussi de l’Etat depuis 20 ans-, est incapable de cela : nous porter vers la transcendance, car celle-ci a été évacuée du champ public par les idéologies matérialistes, athées et sécularistes. Les seuls qui sont capables de cela sont les militaires à cause de cette confrontation à la mort qui est a cœur de leur vocation. On le voit bien dans la manière dont ils sont capables de former des jeunes recrues, qui viennent de tous horizons, et de leur donner, en quelques semaines, le sens du bien commun et le sens du service. Avec bien sûr, des hauts et des bas, avec certains plus ou moins engagés, mais ce sont les seuls à arriver à cela. Il existe désormais une véritable expertise des armées de ce point de vue-là, dont il est regrettable que d’autres grandes institutions ne bénéficient pas plus. Ce qui permet cette pédagogie dans les armées – je ne dis pas que c’est le seul endroit, je dis que c’est une manière toute particulière dans les armées -, c’est parce que le militaire, forcément, ne peut pas ne pas se poser la question, à un moment donné, de la transcendance. Quand je parle de transcendance, je ne parle pas immédiatement de foi chrétienne (même si bien sûr en tant que prêtre c’est ce à quoi je pense et qui anime toute ma vie). Mais quand je dis transcendance, c’est déjà permettre à n’importe quel citoyen de ce pays de pouvoir, sans qu’on se moque de lui tout de suite, se poser des questions qui sont des questions d’ordre philosophique ; y-a-t-il une vie après la mort, ou suis-je condamner à ce matérialisme, à ce consumérisme athée qui est l’idéologie dominante et qui est quasiment la religion de l’État ?

Et sur ce sujet-là, n’attendons rien des politiques. Ce n’est pas par désespérance que je dis cela mais ils n’en sont pas capables. Car pour la plupart, l’éducation qu’ils ont reçue par ces grandes écoles dans lesquelles plusieurs ont grandi, est une éducation athée, antichrétienne, qui est à l’opposée de ce qui nous anime. C’est donc à nous, de l’intérieur, de ramener cela. Quelle que soit notre place dans la société, nous avons à témoigner de cela. La question est de savoir si nous le faisons intelligemment?

 Conclusion

Ma conviction la plus profonde, que vous retrouverez aussi dans mon livre Un prêtre à la guerre, c’est que face à ces problématiques de la guerre et du terrorisme, nos premières armes sont spirituelles et intellectuelles. Donc merci à l’AED d’avoir organiser ce colloque. Nous avons, chacun à notre place, à apporter une vraie réflexion. Notre pays en a besoin. L’Eglise a toujours été maîtresse de civilisation. Je crois que dans les circonstances très critiques que nous traversons, en Europe, et dans notre pays en particulier, il faut que les chrétiens en général et les catholiques en particulier, s’arment intellectuellement. Nous avons à travailler et trop souvent, osons le dire, nous sommes des feignants. Je crois qu’il faut avancer avec humilité et l’humilité c’est de partir d’une expérience concrète. N’allez pas expliquer à quelqu’un comment vivre la mort de son père si votre propre père n’est pas mort…vous n’en savez rien. Mais soyez présent. N’allez pas faire de grandes leçons sur la souffrance si vous n’avez jamais souffert. Mais soyez présent. Ne donnez pas de grandes leçons sur la mort si vous ne l’avez pas côtoyée….Mais soyez présents.

Armons-nous spirituellement, intellectuellement, parce que le combat de fond, c’est là qu’il se mène, avant celui des « armes de fer », selon l’expression utilisée par  Mgr Ravel. Comme le disait le cardinal Journet : « il faut s’opposer aux erreurs par les armes de lumière et non par les armes de la guerre ». L’idéologie islamique est avant tout une erreur de la pensée. Sachons la combattre en renforçant nos convictions et notre Foi chrétienne.

Portrait dans La Nef – 289

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Noël, un moment difficile pour les militaires

 

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Quelques mots d’entretien pour la radio chrétienne RCF, à retrouver ici :

 

https://rcf.fr/actualite/actualite-religieuse/pere-christian-venard-noel-est-un-moment-difficile-pour-les-militaire

 

 

 

11 novembre: « nous devons nous mettre à la hauteur du sacrifice de nos anciens » explique l’abbé Christian Venard

Vendredi, la France commémore la fin de la première guerre mondiale. L’un des conflits les plus meurtriers qu’ait connu l’Hexagone dans son histoire avec 1,4 million de morts.

Source : 11 novembre: « nous devons nous mettre à la hauteur du sacrifice de nos anciens » explique l’abbé Christian Venard

Hommage – Thibault Miloche

 

RIP

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Il y a six ans, le 15 octobre 2010 en Afghanistan, mourait pour la France, en héros, mon ami d’enfance, le major Thibault Miloche. Que ces lignes lui rendent hommage. Mais surtout qu’il repose en paix auprès de Dieu. Que le Seigneur apporte aujourd’hui encore force et consolation à sa famille, à ses camarades.

 

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/portrait-thibault-miloche-cinquantieme-mort-francais-en-afghanistan-15-10-2010-1250006_53.php