Le Pape François prophète du XXIe siècle

Une analyse surprenante et remarquable de Yann Moix dans l’émission On n’est pas couché.

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Jerzy Popielusko

Le courage de l’amour et de la vérité

 

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« Seule une nation libre spirituellement et amoureuse de la vérité peut durer et créer pour l’avenir », cette citation de Jerzy Popielusko pourrait, à elle seule, nous servir de guide dans notre propre vie : seule une âme libre spirituellement et amoureuse de la vérité peut construire son avenir ! La liberté spirituelle c’est de nous savoir attachés à un seul être, par dessus tous les autres amours, Jésus – celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi… -. Difficile détachement des nos amours terrestres pour mettre Dieu au-dessus de tout et Lui obéir en tout, quoi qu’il puisse nous en coûter.

Etre amoureux de la vérité n’est pas moins exigeant, surtout dans notre société occidentale où règne en maître un relativisme dogmatique, qui arrive à s’insinuer même dans les intelligences chrétiennes. Etre amoureux de la vérité, c’est comme Jerzy Popielusko accepter de se mettre en danger par amour de Celui qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité, la vie ». Sommes-nous encore capables d’une telle exigence, nous qui restons si habitués aux accommodements et aux compromissions ? Il est sans doute temps de nous secouer et d’appeler à l’aide saint Jerzy qui sut, lui, donner sa vie pour ceux qu’ils aimaient par amour de la vérité, du Christ.

Il en va, non seulement de notre vie spirituelle intime, mais aussi de celle de notre Patrie: « Malheur à la société dont les citoyens ne sont pas guidés par le courage ! Ils cessent alors d’être des citoyens pour devenir de simples esclaves. Si le citoyen renonce à la vertu du courage, il devient esclave et se cause le plus grand des torts, à lui-même, à sa personne, mais aussi à sa famille, à son groupe professionnel, à la Nation, à l’Etat et à l’Eglise ; même si la peur et la crainte lui font facilement obtenir du pain et des avantages secondaires… »

On ne saurait mieux dire.

 

Paru dans Parole et Prière, septembre 2017

 

 

Le Pape, la crise migratoire et l’apostasie de l’Europe

 

Chronique KTO du 19 septembre 2017

 

 

référence à lire Ecclesia in Europa

http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/apost_exhortations/documents/hf_jp-ii_exh_20030628_ecclesia-in-europa.html

Tuerie de Montauban : le père Christian Venard se souvient

© PASCAL PAVANI / AFP

Le 15 mars 2012, trois parachutistes du 17e RGP étaient la cible des balles de Mohamed Merah. L’aumônier était sur place.

Le 15 mars 2012, à Montauban, le père Christian Venard prend un café dans la cour de la caserne du 17e Régiment du génie parachutiste (RGP) dont il est l’aumônier. Des coups de feu retentissent à l’extérieur. Mohamed Merah vient de tirer sur trois paras : Abel Chennouf, Mohamed Legouad et Loïc Liber. Les deux premiers expirent entre les bras du Padre, accouru sur place. Le dernier survit, grièvement blessé.

Aleteia : Cinq ans après avoir recueilli vos camarades au sol, diriez-vous que cette tragédie a changé votre vie ? De quelle manière ?
Père Christian Venard : Oui, bien sûr. Comment voudriez-vous rester indifférent, quand, sur notre sol national, à 50 mètres du PC de votre régiment, vous recueillez le dernier souffle de deux de vos camarades parachutistes — Mohamed Legouad et Abel Chennouf —, abattus parce qu’ils appartenaient à un régiment engagé en Afghanistan ? Je reste marqué dans ma chair et dans mon âme. Trois sentiments pour l’essentiel : tristesse face à ceux qui sont partis, combativité pour honorer leur mémoire, colère face au traitement politique et médiatique de cette tragédie.

Les militaires ont-ils gardé des séquelles ? Ont-ils su se reconstruire ?
Le 17e RGP a magnifiquement réagi, même si, cela a rendu la vie des paras de culte musulman plus délicate. Un certain nombre, comme moi, ont voulu aussi tourner la page et continuer de servir dans les armées, en s’éloignant de Montauban. Le régiment reste très proche et soudé auprès du seul rescapé, Loïc Liber, qui se bat courageusement, jour après jour, frappé par un très lourd handicap depuis cinq ans.

Le père Christian Venard

Pensez-vous que cet épisode marque une rupture profonde à l’échelle de la Nation ? La population et les pouvoirs publics en ont-ils pris la mesure ?
L’affaire Merah marque, bien sûr, un tournant décisif et l’entrée en guerre contre l’islamisme. La veulerie, l’idéologie des politiques et des médias empêchent d’en rendre un compte exact et surtout d’en tirer les vraies conclusions. La différence de traitement par exemple entre « Charlie » et « Merah » est significative d’une caste repliée sur elle-même et assez indifférente au sort de ceux qui pourtant veillent sur elle : les militaires et les forces de l’ordre.

En ce jour anniversaire, quelle prière cette tragédie peut-elle inspirer au croyant ?
Prier pour demander le courage de résister malgré tout, comme l’inspire la prière du parachutiste. Prier pour la consolation des familles — je songe aussi aux familles juives de Toulouse, à la famille Ibn Ziaten. Prier pour les morts et les blessés. Prier pour notre patrie engagée dans une guerre sans merci contre l’islamisme. Et enfin, si l’on y arrive, avec la grâce de Dieu, arriver à prier même pour ceux qui nous persécutent.