Marcel Van

Une simple prière du cœur

 

 

 

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Combien de fois, comme prêtre, ai-je entendu des fidèles me confier leur difficulté à prier ou, du moins, à avoir le sentiment qu’ils priaient. Il est vrai que, trop souvent, nous confondons le sentiment de la prière, avec la vraie prière. Or, dans le fond, peu importe notre « affect », notre « ressenti » : cela reste encore du nombrilisme et un retour sur nous-même ; tout le contraire de la prière qui, précisément, est une ouverture du cœur et de l’âme vers Dieu, à Dieu !

Sur ce sujet, Marcel Van a écrit ce texte bien éclairant pour nous : « Je n’avais jamais entendu personne me parler d’une intimité toute spontanée dans les rapports avec Dieu. Cependant au fond de mon cœur, je pensais que l’âme peut être intime avec Dieu en utilisant toutes les manières de lui exprimer son amour, qu’elle peut s’entretenir avec lui en employant n’importe quelles paroles ordinaires selon ses besoins et les circonstances. Naturellement, il n’est pas inutile de réciter des prières ; cependant il arrive que ce ne soit pas aussi profitable qu’une conversation de l’âme s’entretenant doucement avec Dieu en des termes jaillis tout spontanément de son cœur.« 

J’aime conseiller d’instituer en nous ce dialogue intime de tous les instants avec Jésus, avec Marie. C’est finalement si simple : leur parler comme à des amis vivants près de nous, s’intéressant àç tout ce que nous faisons. Laissons-nous donc  happer ainsi par l’esprit d’enfance qui animait, avec tant de fruits spirituels, Marcel Van et sa sœur spirituelle, Thérèse de Lisieux.

Chronique parue dans Parole et Prière, avril 2012

 

 

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Saint Joseph

Etre père aujourd’hui

 

 

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Etre père ! Voilà aujourd’hui une aventure ! Et se reconnaître fils, ne l’est pas moins, tant la paternité s’est diluée, transformée, au point d’en être presque anéantie dans notre société. C’est pour cela sans doute que la figure de saint Joseph, après une période flamboyante, semble parfois désuète. Car son premier titre de gloire n’est-il pas d’être le père humain de notre Seigneur Jésus ? C’est ce qu’écrivait le pape Léon XIII : « Les raisons et les motifs spéciaux pour lesquels saint Joseph est nommément patron de l’Eglise et qui font que l’Eglise espère beaucoup, en retour, de sa protection et de son patronage, sont que Joseph fut l’époux de Marie et qu’il fut réputé le père de Jésus-Christ. De là ont découlé sa dignité, sa faveur, sa sainteté, sa gloire.« 

Face à la systématique déconstruction moderne de toute autorité, à commencer la paternelle, comme il est bon d’entendre encore Léon XIII : « De cette double dignité découlaient d’elles-mêmes les charges que la nature impose aux pères de famille, de telle sorte que Joseph était le gardien, l’administrateur et le défenseur légitime et naturel de la maison divine dont il était le chef. » Gardien, administrateur, défenseur, chef ! Pas sûr que ce discours plaise aujourd’hui… C’est pourtant bien là le rôle de tout père : père naturel, père spirituel, père d’une paroisse, père évêque, père abbé… que sais-je, mais père !

« Saint Joseph obéit aux anges ; il obéit aux hommes, du moins à ceux qui sont accrédités pour parler de la part de Dieu et il nous donne ainsi un grand exemple de l’Autorité. Son obéissance est rapide. Il part en pleine nuit, aussitôt qu’il le faut. Il ne se fait pas répéter l’ordre deux fois. Puisque Dieu veut qu’il en soit ainsi, cela suffit. » [Mgr Martin, archevêque de Rouen, 1954].

Que l’exemple de saint Joseph aide ceux qui doivent être père à l’être vraiment, sans démission. C’est une urgence dans notre monde. Et merci alors au Saint-Père de l’exemple quotidien qu’il nous en donne.

 

paru dans la revue Parole et Prière, mars 2013

Méditation pour La Neuvaine pour la France

 » France ô ma France très belle
Pour toi je ferais bataille
Je quitterai père et mère
Sans espoir de les revoir jamais « 
 
 
 
 
Le sens du patriotisme semble trop souvent s’être dissous – même chez les chrétiens parfois – dans un hédonisme pacifiste ou un vulgaire individualisme. Certes, comme catholiques, nous savons que notre Patrie céleste est ultime. Pour autant, la médiation de la Patrie terrestre, cette terre reçue de nos pères, est nécessaire dans notre chemin de foi. « L’amour et le service de la Patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité » (cf. CEC 2239). Nous sommes les héritiers d’une immense chaîne d’ancêtres, qui a façonné ces paysages, ces institutions, ces architectures, ces arts, de la cuisine à la littérature, de la musique à la peinture, des sciences à la théologie… La France, telle une cathédrale gothique, se dresse devant nous, s’élevant des profondeurs de la terre charnelle, et pointant vers le Ciel ses tours les plus hautes ; toute remplie et de lumières et d’ombres, elle est ce lieu naturel, où chacun de nous est appelé à faire fructifier les talents reçus, pour le service de la Patrie et pour la plus grande gloire de Dieu.
En ce jour de Pentecôte, implorons le Saint-Esprit pour nous-mêmes, pour nos dirigeants, afin de retrouver plus encore, le sens du bien commun et l’amour de notre pays, de tous ses héritages. Le don de la Sagesse – don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres, nous contemplons les choses éternelles – nous permettra d’ordonner l’amour à porter à nos deux patries, la céleste et la terrestre. Le don d’Intelligence – don par lequel nous est facilitée l’intelligence de la Foi – facilitera notre compréhension du lien étroit entre nos deux patries. Le don de Conseil  –  don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain – nous fera discerner les actions à poser, les plus à même de rendre service à notre Patrie et à nos concitoyens dans le soucis du Salut éternel. Le don de Force – don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la loi de Dieu et de l’Eglise – nous fera sortir de notre torpeur et de nos tiédeurs bourgeoises pour nous mettre au service de nos frères dans la Cité. Le don de Science – don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu – sera particulièrement précieux, en ce domaine du patriotisme, pour discerner avec justesse les combats à mener. Le don de Piété – don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain – nous poussera à voir en chaque Français un frère à aimer et à aider. Enfin le don de la Crainte de Dieu – don qui nous fait respecter Dieu et qui nous détourne du mal en nous portant au bien – contribuera à nous conforter dans tous ces choix au service de Dieu et de la Patrie.
Pour reprendre les mots du père Doncoeur parlant des héros de 14-18, et en les appliquant à tous nos ancêtres qui nous ont légué ce si beau pays : « Nos morts ont des droits sur nous. Ils exigent autre chose qu’une démarche : un engagement et un don. Une main vigoureuse nous entraîne au sacrifice, en des modes différents mais également impérieux, et –qui sait ?- peut-être demain à une mort analogue. » Que la Vierge Marie, Reine de France, nous rende dociles aux inspirations du Consolateur, pour nous mettre, chaque jour un peu plus, au service de nos frères, de notre pays, de l’Eglise et de Dieu.

 

Chiara Lubich

« Marie apporte le divin sur terre »
 
 
2006. Côte d’Ivoire. En pleine crise. Avec mon régiment parachutiste, nous partons stationner pour quatre mois au nord ouest du pays. Destination : Man. Aussitôt installé, je pars prendre contact avec la paroisse la plus proche de nous, dans ce diocèse dont les premiers chrétiens sont encore de ce monde. Ce n’est pas difficile, car les limites de la propriété de cette paroisse jouxtent notre campement.  C’est alors que, pour la première fois, je découvre une Mariapolis (nées dans les années 50 les Mariapolis sont ouvertes à des personnes de tous âges, vocations, origines sociales).
Son fondateur le père Charles, un Français, arrivé là trente-cinq ans auparavant, avait vu sa vocation sacerdotale chancelante sauvée par une rencontre décisive avec les Focolari, place saint-Pierre à Rome lors d’une audience générale du pape Paul VI. C’est par l’ensemble de la communauté Focolari de Man qu’ainsi j’ai pu apprendre à connaître Chiara Lubich. Non pas d’abord d’une connaissance toute intellectuelle ou spirituelle. Non. Par la charité sans limite de leur accueil fraternel. Que de beaux moments vécus (y compris la confirmation d’un capitaine parachutiste !), dans ce centre paroissial, qui, au plus fort de la crise, avait accueilli plusieurs milliers de réfugiés. Toujours reçu avec affabilité dans la maison des Pères, accueilli avec joie au dispensaire ou à l’imprimerie, gâté lors de bons repas par l’ensemble de la communauté. J’ai pu voir l’esprit et les intuitions de Chiara Lubich en actes et en œuvres. Elle avait écrit (1958) : « Marie apporte le divin sur terre, elle est comme une pente douce qui, des sommets vertigineux du Ciel, descend jusqu’à la petitesse infinie des créatures. »
C’est ce que j’ai vu dans cette Mariapolis de Man. Et j’en garde un souvenir ému et émerveillé. Grâce soit rendu au Ciel de nous avoir donné, avec Chiara Lubich, un tel témoin en ce XXe siècle.
 
paru dans Paroles et Prières  de septembre 2014
twitter : @padremtb

 

SS. Pierre & Paul – Le sacerdoce

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Première messe de l’abbé Gaël de Breuvand
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Solennité des SS. Pierre & Paul
« Je n’ai pas d’or ni d’argent, mais ce que j’ai je te le donne. » Frères et sœurs, à la suite de Pierre, c’est ce que chaque prêtre rencontré durant votre vie, peut vous redire. Le prêtre diocésain est pauvre. Je ne parle pas ici de la pauvreté financière – laissons cela à nos chers amis religieux qui en font un vœu -, il est surtout pauvre en son humanité, porteur d’un trésor inestimable dans un vase d’argile. Pauvre de ses faiblesses, pauvre de son péché, pauvre de cette croix intérieure : l’inadéquation réelle entre son état d’homme pécheur et sa vocation de « pontifex »,de pont entre Dieu et les hommes.
« Mais ce que j’ai, je te le donne ». Ce don du prêtre, c’est avant tout sa propre vie. Une vie donnée, joyeusement, pour Dieu ; une vie donnée pour ses frères les hommes. Une pauvre vie humaine, transcendée par le don de Dieu dans le sacerdoce : « Au Nom de Jésus Christ le Nazaréen ». Pas en mon nom, pas en celui de telle ou telle personnalité – intellectuelle, politique, sociale – du moment. « Au nom de Jésus Christ », ce Nom devant lequel plient genoux le ciel et les enfers. « Lève-toi et marche ». Oui, par l’invocation de ce seul Nom, ancrée dans le don total de la vie en Dieu, que l’Auteur de la Vie te redonne la vie, que Celui qui est le Chemin te rende le goût de la marche, que la Vérité te libère.
Cher Gaël, frères et sœurs, en contemplant aujourd’hui Pierre et Paul dans leur gloire, nous ne devons jamais oublier d’où ils vinrent. Saint Paul lui-même n’a pas craint de le rappeler : « Je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu et je cherchais à la détruire ». Pas moins. Quant à Pierre, trahissant son Seigneur en pleine Passion et traité parfois si sévèrement par Jésus : « arrière Satan ». L’un cultivé et d’un bon milieu, mais persécuteur. L’autre humble pécheur de Galilée plein de fougue et d’ardeur, mais souvent mal avisé et si faible devant le danger. Leurs vies seront transformées dans une radicalité incroyable. Le persécuteur apporte maintenant la Foi dans tout l’Empire ; le rustre, faible devenu chef des Apôtres, prêche désormais avec autorité. Ce retournement n’est possible que par la rencontre avec Jésus le ressuscité.
Le prêtre, lui aussi, vient de loin. Même si, cher Gaël, toi comme moi, avons la grâce immense de venir de familles pieuses et chrétiennes, de familles qui ont déjà donné depuis des siècles des prêtres à chaque génération. Nous savons bien que, dans notre cheminement personnel, il a fallu le bouleversement de la grâce pour répondre à l’appel du Seigneur. La foi reçue et vécue, dans le milieu d’une famille aimante  – marquée aussi par les douleurs ; comment ne pas songer ici à la mort de ton frère Camille – est le terreau de bien des vocations. Mais il n’y a pas de réponse positive et fiable sans qu’au plus profond du futur prêtre s’engage la lutte serrée avec le mal, avec son mauvais esprit, Satan. Dans cette lutte, un des combats les plus rudes étant précisément l’acceptation de l’appel divin dans une humanité pécheresse et ce, malgré tout, dans la joie profonde du don de soi.
C’est là, que se joue sans doute cette question que t’adresse cher Gaël le Seigneur Jésus aujourd’hui, comme à Pierre en son temps : Gaël, m’aimes-tu ? Gaël, m’aimes-tu ? Gaël, fils de Régis, est-ce que tu m’aimes ? A travers toi, jeune prêtre ordonné, c’est à nous tous, prêtres, que le Christ pose sans cesse cette interrogation, à la fois toute d’amour et de souffrance. Comme les fiancés se la posent à longueur des longues semaines de fiançailles, le Christ, assoiffé de notre amour, nous l’adresse à nous prêtres : m’aimes-tu ? Laissons-la résonner en nos cœurs, qu’elle devienne même, comme le soin de la maison du Seigneur, notre heureux tourment quotidien. Car il est rude le chemin de vérité dans lequel amour, paix et joie sont intimement liés au sacrifice, à la souffrance et à la compassion.
« Gaël, m’aimes-tu ? » Aux beaux jours heureux de l’ordination, des premiers pas dans le ministère sacré, de l’émerveillement de l’œuvre de Dieu dans l’intime des âmes, qu’elle semble facile la réponse : « Oui, Seigneur, je t’aime, tu le sais ». Mais, c’est dans le monotone sacrifice du quotidien, dans ce martyr du jour après jour que se vérifie notre réponse. C’est quand tu croiras avoir déjà tout donné et tant de fois répondu « oui Seigneur tu le sais » que surviendra l’épreuve de plus, la chute supplémentaire, l’incompréhension douloureuse. Tu auras maintes fois répété ton acte d’amour au Seigneur, quand surgira la vraie contradiction qui marque le sceau du sacerdoce vécue : être persécuté dans l’Église, pour l’Église et par celle-là même que tu sers, ta mère l’Eglise. Alors, au cœur de l’épreuve tu entendras le murmure du Christ en Croix : « m’aimes-tu encore ? » Alors, voulant t’approcher de ce visage ensanglanté par tes péchés, par les péchés des hommes tes frères, voulant à ton tour lui murmurer ton amour, alors seulement ton propre visage se rapprochant du sien sera percé des épines de Sa Couronne. Alors ton cœur lui aussi recevra le coup de lance. Alors seulement jaillira la vraie fécondité de ton sacerdoce. Alors ta joie sera parfaite d’être configuré à ton unique Seigneur.
« Quand tu étais jeune tu mettais ta ceinture toi-même pour aller où tu voulais ; quand tu seras vieux tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture pour aller où tu ne voudrais pas aller ». Il y a à travers l’exemple de Pierre le symbole de la route qui est proposée à chaque prêtre ; et si tous ne sont pas destinés à mourir au Cirque du Vatican, tous sont appelés à mourir à eux-mêmes. Ce chemin est trop dur pour nos pauvres forces humaines. Le Seigneur Jésus lui-même nous en a averti : « Sans moi vous ne pouvez rien faire ». La grâce du sacerdoce qui désormais t’habite nous y conforme, la liturgie dignement célébrée comme un avant-goût du Royaume nous y prépare, l’affection placée en notre mère l’Eglise romaine que nous fêtons aujourd’hui nous donne envers et contre tout espérance ; et quand le découragement pourrait nous saisir, l’amour de la Vierge Marie, mère chérie des prêtres nous renforce.
         Gaël, m’aimes-tu ?
         Oui Seigneur tu le sais.
         Sois le pasteur de mes brebis.
« Puis il lui dit : suis-moi »
Eglise Saint-Prix à Chaponost – 29 juin 2014

Bernadette Soubirous

Humilité

 

 
 Il est rare que Dieu nous demande notre avis… et bien souvent son plan d’amour dans notre vie ne correspond guère à ce que nous avions envisagé. Bernadette Soubirous, comme tant de saints, en est un exemple. « Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre la force; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi; ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu’aucune chair n’aille se glorifier devant Dieu » (cf. I Cor. 1,26-29).
Deux tentations contre l’humilité nous guettent souvent. La plus commune est de céder à l’orgueil, d’oublier que ce qu’il y a de bon en nous, les œuvres bonnes que nous pouvons réaliser, sont des dons de Dieu. Seule l’action de l’Esprit en nous, nous permet de poser des actes bons et l’orgueil nous pousse à nous en attribuer le mérite. L’autre tentation, plus subtile, nous pousse à nous faire passer pour moins que ce que nous sommes, à ne pas accepter les talents que Dieu a disposé en nos vies, à refuser le rôle que dans sa Providence, Dieu veut nous voir tenir. Bernadette n’a cédé ni à l’une, ni à l’autre. Son humilité profonde lui a permis à la fois de tenir la vérité de ce qu’elle voyait, de ce que lui disait la « belle dame », tout en restant toujours dans un réel respect face aux autorités les plus contradictoires voire persécutrices.
Toute sa vie, Bernadette aura a lutter, prise entre la publicité autours d’elle, le devoir de témoigner, et son goût pour la simplicité et l’effacement. Nous aussi baptisés nous devons entrer dans ce chemin vers une vraie humilité. Nous ne devons pas avoir peur d’accepter les voies de sainteté que nous propose le Seigneur, quand bien même celles-ci nous placeraient dans une forme d’opposition au monde, quand bien même parfois elles sembleraient nous mettre sur le devant de la scène pour telles ou telles bonnes actions que notre foi nous aura poussés à poser. N’oublions jamais alors de témoigner de la Source d’où surgit en nous la capacité au bien : Dieu lui-même et son amour infini pour nous.
Publié dans Parole et Prière de mai 2014

Maximilien Kolbe

Catholiques dans le monde… pas du monde 

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Septembre, mois des rentrées… après la joie, pour nombre d’entre nous, des semaines de vacances, ou, à tout le moins, de changement de rythme. En peu de temps, nous allons être repris par le brouhaha incessant de la vie moderne ; et le contexte de crise internationale, allié aux échéances électorales à venir ne nous aiderons pas à garder longtemps le peu de calme et de sérénité que nous avions essayé d’emmagasiner durant l’été ! Maximilien Kolbe nous montre trois bons moyens pour lutter contre le totalitarisme de notre société ultralibérale et meurtrière des consciences : l’enracinement dans la prière et tout spécialement la prière mariale ; l’intransigeance face à toutes les formes de dictatures (surtout les dictatures morales) ; le don de soi jusqu’au bout. Septembre, encore une de ces occasions de prendre quelques résolutions !
–         Luttons contre la morosité ambiante et la tentation de la désespérance par un don joyeux de nous-mêmes, renouvelé chaque matin dans la prière : don au Seigneur, notre seul Maître et (le l’oublions pas au risque d’être des pharisiens), don aux autres de notre vie, de notre sourire, de nos facultés, de notre temps…
–         Ne nous laissons pas envahir par les idéologies à la mode qui, pernicieusement, par toutes sortes de medias, s’insinuent dans nos vies et nous proposent de vivre « comme tout le monde ». Soyons des « résistants », mais des vrais (pas comme tous ces pseudos révoltés de carton-pâte que nous proposent les tenants de la pensée unique !). C’est-à-dire, tout simplement des catholiques dans le monde… sans être du monde !
–         Enfin, fortifions en nous la confiance envers la Vierge Marie : « Immaculée, Reine du ciel et de la terre, refuge des pécheurs et Mère très aimante à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la miséricorde, me voici à tes pieds ; et moi pauvre pécheur, je t’en supplie, accepte mon être tout entier comme ton bien et ta propriété, agis en moi selon ta volonté, en mon âme et en mon corps, en toute ma vie, ma mort et mon éternité » (Maximilien Kolbe)
Paru dans Parole et Prière, 2011